Le projet

Pourquoi un tel voyage ?

 

Voyages lointains et écologie : un réel problème ?


Eté 2007 : traversée de l’Islande à pied, 450 km en autonomie, le voyage nature à l’état pur ? De nombreux doutes traversent alors mon esprit.
L’accès à la destination, en avion, est beaucoup trop gourmand en carbone. Quel avenir pour notre planète si tout le monde adoptait un tel mode de vie? Prise de conscience difficile pour qui aime sillonner la Terre. 


Bilan
énergie*
Bilan
CO2*

Avion
• Moyen de transport le plus sûr
• Gain de temps pour les pressés
• Moyen de transport le plus polluant
• Des prix élevés pour certaines destinations
• Consommation d'énergie importante
65,8 kg
204,6 kg
TGV
• Moyen de transport le moins polluant
• Moyen de transport
confortable
• Réserver ses vacances à l'avance
• Toutes les destinations ne sont pas accessibles par le TGV
8 kg
14 kg
Ce tableau a été réalisé grâce au comparateur éco-déplacement de l'ADEME pour un trajet aller-retour de 1000 km.(http://www.consoglobe.com)

Quelques lectures plus loin et ajouté à cela un petit brin de culpabilité, plusieurs solutions s’offrent à moi :

1)      Arrêter de voyager… mais je n’en ai pas envie !
2)      Voyager dans un rayon proche de la maison : ce que l’on a fait durant l’été 2008 lors d’un voyage à vélo en Bretagne. Belle expérience à reconduire…mais les grands espaces me manquent.
3)      Trouver des alternatives à l’avion, au moins en ce qui concerne des destinations moyennes distances : solution retenue pour l’hiver 2010 !

Le nez collé à la carte, mon regard parcourt les voies ferrées d’Europe. Je veux des grands espaces, j’aimerai m’y rendre en train… La Laponie suédoise s’impose comme une évidence.

Partir les skis aux pieds de la gare d’Abisko, à 200 km au Nord du cercle polaire arctique. Randonner sur la Kungsleden, la « voie royale », dans les « Alpes de Suède ». Reprendre le train à Kiruna, capitale du peuple Same. Une première découverte du Nord en hiver…et tout en douceur !

 

Un voyage pour répondre à des interrogations :


Ce projet a pour but de réfléchir à une autre manière de voyager (loin) tout en restant dans une logique de respect du milieu.

Le principal défi réside donc dans l’organisation. Comment acheminer du matériel pour une expédition hivernale sans utiliser la soute d’un avion ? Cette vision du voyage nature est-elle transférable dans notre société ? Est-il possible d’organiser de tels projets à grande échelle ? Comment en limiter les contraintes?
EST-CE POSSIBLE ?

Des questions logistiques donc, mais aussi des interrogations d’ordre plus personnelles :
Quels changements cela impose t’il dans notre conception du voyage ? Que vais-je en retirer sur le plan personnel ?
QUEL PLAISIR ?

Un projet, un défi, une belle aventure et de nombreuses questions sans réponses ? C’est parti pour un voyage ski-rail en Laponie !